Les différents milieux

Milieux humides

On entend par zone humide les terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre, de façon permanente ou temporaire ; la végétation qaund elle existe y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année.

Les zones humides présentent sur le territoire communal sont les suivantes :

L'Yerres

L'Yerres longe la commune de Combs-la-Ville d'Est en Ouest en formant 4 méandres. Elle constitue la limite Nord de la commune.

L'Yerres est un affluent de la Seine. La rivière prend sa source, à 115 mètres d'altitude, à l'étang de Guerlande, dans la forêt de Crécy. Ses principaux affluents sont le Bréau, la Marsange et le Réveillon sur la rive droite, et le Beuvron, la Visandre, l'Yvron et l'Avon sur sa rive gauche. Elle serpente en Seine-et-Marne puis dans le département de l'Essonne pour se jeter dans la Seine à Villeneuve-Saint-Georges, après un parcours sinueux d'environ 90 kilomètres.

En aval de la commune de Combs-la-Ville, l'Yerres figure en tant que site Natura 2000 pour la richesse de la faune piscicole qu'elle héberge et de la végétation aquatique devenues rares en Ile-de-France.

Dans son tronçon combs-la-villais, la richesse biologique du milieu aquatique que constitue l'Yerres est déjà très dégradée par la traversée de plusieurs milieux urbanisés en aval.

L'existence de milieux humides adjacents au cours d'eau ainsi que des rives au dessin assez diversifié permet la présence de la poule d'eau, de la bergeronnette des ruisseaux, du martin-pêcheur.

L'Yerres a fait l'objet d'une procédure de classement. Le classement concerne le tronçon situé dans les communes de Brie-Comte-Robert, Evry-Grégy et Combs-la-Ville. Le classement de la vallée de l'Yerres a notamment pour but de préserver désormais la vallée de l'urbanisation.

Les mares et les plans d'eau

Hormis les mares forestières de Sénart, on recense très peu de plans d'eau sur le territoire communal. Il s'agit essentiellement pour les plus grands d'entre eux de bassins artificiels qui servent à la rétention des eaux pluviales et qui sont liés à l'urbanisation. Ils se situent dans les zones d'activités de Parisud IV, de l'Ormeau et dans les quartiers des années 1970/1980. Ces plans d'eau ont fait l'objet d'aménagements paysagers et dans les quartiers résidentiels, ils sont un des éléments forts de composition du paysage.

Des bassins de rétention des eaux de pluies ont, par ailleurs, été aménagés dans le cadre des aménagements des échangeurs routiers le long de la Francilienne.

Outre, la mare située dans le domaine de la ferme d'Egrenay, on note la présence de quelques mares d'une moindre superficie dans la forêt de Sénart. La présence de nombreuses mares dans le massif forestier de Sénart constitue un trait caractéristique de ce massif forestier.

Milieux boisés

Forêt domaniale de Sénart : massif boisé de plus de 100 hectares

Le territoire communal est couvert sur une petite partie Ouest par la forêt domaniale de Sénart. Il s'agit d'un massif boisé de plus de 100 hectares. Afin de protéger ses lisières toute nouvelle urbanisation est interdite à moins de 50 mètres en dehors des sites urbains constitués.

La forêt de Sénart s'étend sur plus de 3 000 hectares, sur un plateau situé entre les vallées de la Seine et de l'Yerres. Son sol, argileux, explique l'existence d'environ 800 mares où se maintiennent une faune et flore de grand intérêt écologique. Le massif forestier est composé principalement de chênes et de châtaigniers mélangés à des pins, bruyères et bouleaux.

L'avancée du massif forestier de Sénart sur le territoire communal de Combs-la-Ville est une chênaie-charmaie vieillissante, marquée par des chablis plus ou moins récents. Le fond de peuplement est dominé par de vieux chênes pédonculés issus des arbres sélectionnés par les forestiers pour constituer les arbres de futaie. Les vieux charmes issus du traitement en taillis du sous-étage sont mélangés avec des tilleuls des bois, des frênes, des saules et des peupliers blancs.

L'avifaune se différencie selon deux types principaux.

Les oiseaux liés à l'existence de vieux arbres où ils trouvent nourriture et lieux de nidification procurés par le forage de loges par les Pics : Pic vert, Pic épeiche, Pic épeichette. La Sitelle, les Mésanges charbonnière, bleue, nonnette, profitent de ces troncs creusés. Les autres espèces sont le Grimpereau des bois, la Mésange à longue queue, le Pinson des arbres, le verdier, le Pigeon ramier, l'Etourneau.

Le second type s'apparente aux oiseaux fréquentant les strates basses : Accenteur mouchet, Rouge-gorgeTroglodyte mignon, Merle noir, Grive musicienne, Grive draine, Fauvette à tête noire.

Aujourd'hui, cette forêt domaniale gérée par l'Office Nationale des Forêts, reçoit plus de 2 millions de visites par an. Cette sur-fréquentation propre aux forêts périurbaines à de fortes incidences sur l'évolution de ses peuplements floristiques et faunistiques. En effet, ces milieux sont très parcourus et présentent des faciès rudéralisés, marqués par la présence des espèces nitrophiles, ronces, orties, Bryone disique, Climatite des haies. Il en résulte ainsi des perturbations pour l'ensemble de la faune fréquentant les strates basses, accentuées par la présence des chiens et chats.

Par décret du 15 décembre 1995, le massif de Sénart a été classé en forêt de protection ce qui se traduit par des contraintes très fortes quant aux aménagements liés à la forêt.

Espace boisé de la Borne Blanche

L'objectif de cet aménagement de 10 ha, est de créer un véritable prolongement de la forêt domania­le de Sénart et de favoriser l'extension des espèces forestières et de ses habitants. La ­plantation de très nombreuses essences naturelles et fruitières ainsi que le maintient d'une friche permettra de favoriser une certaine biodiversité. La composition végétale se rapproche de celle de la forêt de Sénart et de ses lisières (chênes, charmes, tilleuls, érables, bou­leaux, merisiers, alisiers, sorbiers, cornouillers, aubépines, prunelliers et noisetiers.).

Le site est constitué de 4 parties :

  • au nord, un mail planté jouxtant le quartier résidentiel et la forêt de Sénart
  • en limite de la Z.A.C., une butte paysagère formant un écran
  • le prolongement de la forêt en espace boisé, étudié par l'Office National des Forêts
  • la création de prairies

Boisements des bords de l'Yerres

Des boisements sont associés à la vallée de l'Yerres et suivent son tracé. La plupart du temps, le cours d'eau est bordé d'aulnes glutineux, de vieux saules blancs, anciens têtards volumineux, de bosquets où l'on retrouve un fonds de peuplement d'aulnaie-frênaie et de chênaie-frênaie, plus ou moins anthropisés où l'érable sycomore et l'érable plane sont souvent envahissants ayant tendance à supplanter les espèces plus autochtones.

L'avifaune y est identique à celle observée dans l'avancée de la forêt de Sénart.

Bien que biologiquement peu riches, ces boisements sont intégrés à la trame verte de la ville nouvelle de Sénart et permettent de faire la liaison entre le massif boisé de la forêt de Sénart et les espaces verts des parties urbanisées des communes du Val d'Yerres.

Espaces boisés et parcs

L'espace boisé de Bois l'Evêque est actuellement entièrement enclavé dans l'urbanisation. Il constitue un espace vert boisé important en superficie. Sa situation en milieu urbain fait qu'il ne constitue pas un espace biologiquement riche.

Le parc de la Villa Notre-Dame et le parc à la française du pavillon Arthur Chaussy abritent des arbres remarquables qu'il convient de préserver.

Dans le cadre du Plan Environnement Collectivité Locale lancé par la commune en partenariat avec l'A.D.E.M.E., un inventaire de ces espaces verts qui intégrerait l'informatisation du patrimoine arboré communal sera réalisé.

Espaces agricoles

La partie Est du territoire communal est occupée par des terres cultivées qui couvrent plus de 500 hectares soit plus du tiers du territoire. Elles s'étendent sur le plateau d'Egrenay et sont exclusivement constituées de terres labourables destinées à la céréaliculture. Il s'agit de grandes exploitations agricoles dont la superficie moyenne est environ égale à 138 ha.

Aux espaces agricoles est associée un faune commune, toutefois le diagnostic réalisé dans le cadre du plan environnement collectivités locales précise que la population des renards s'accroît et cela sans surveillance.

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

Le territoire communal comprend deux Z.N.I.E.F.F. de type II :

  • La forêt de Sénart n°1610
  • La basse vallée de l'Yerres n° 1628

Les Z.N.I.E.F.F. de type II sont définies par la circulaire du 14 mai 1991 du ministère chargé de l'environnement.

Il s'agit d'une zone d'inventaire. Ce type de Z.N.I.E.F.F. correspond généralement à de grands ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes.

La prise en compte d'une zone dans l'inventaire Z.N.I.E.F.F. ne lui confère aucune protection réglementaire. Toutefois, les Z.N.I.E.F.F. de type II doivent faire l'objet d'une pris en compte systématique dans les programmes de développement afin de respecter la dynamique d'ensemble des milieux.

Sources :
Office National des Forêts, Faisanderie de Sénart
Carte géologique de Brie-Comte-Robert - BRGM
Données Météo France

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